Arlequin-and-tagada

Arlequin-et-Tagada

Vendredi 24 avril 2015 à 3:55

Novembre 2013
AN - Chiche de venir jusqu'à chez moi.
AK - Chiche.
AN - T'as vingt minutes.

Elle arriva essoufflée en bas de chez lui. AN lui ouvrit la porte. Elle était au téléphone avec son patron qui l'avait appelé entre temps. Elle resta là, trois, quatre, cinq minutes, à peine entrée dans l'appartement, adossée contre la porte, à passer ce coup de fil important. Il était impatient, agacé. Il la trouvait belle, très belle. Il ne tenait plus en place. Il se plaça face à elle, plongea son regard dans le sien. Elle était désemparée, extrêmement stressée. Elle savait qu'il avait envie d'elle, c'était réciproque. Mais elle sortait de deux ans et demi de relation. Elle allait s'envoyer en l'air avec un nouvel homme. Son patron continuait de lui parler de choses importantes au bout du fil. Elle ne l'écoutait quasiment plus, comme hypnotisée par ses yeux à lui, à AN. Peu importe qu'elle soit au téléphone avec son patron, il s'en fichait, il avait été bien trop patient jusqu'ici. Sans prévenir, il s'approcha d'elle, l'embrassa sur la bouche, posant ses mains sur ses hanches. Elle rougit, dit à son patron qu'elle devait le rappeler plus tard et raccrocha. Il prit son téléphone et le lança sur le lit, son sac qu'il décrocha de son épaule pour le laisser tomber au sol, puis retira son manteau qu'il posa soigneusement sur une chaise. Il la porta jusque dans ses draps, la déshabillant lentement, la dévorait des yeux. 


Avril 2015
AN - Hey keupine, tu fais quoi ?
AK - Rien du tout actuellement.
AN - Hmmm, ça te dis de passer chez moi, là maintenant ?
AK - Je me prépare et je décolle.

Elle se leva, avala son petit déjeuner pendant qu'elle appliquait soigneusement son eye-liner sur ses paupières, son khol sous ses yeux, son rouge à lèvres, fraîchement acheté, sur ses lèvres. Elle enfila un legging parce qu'il moulait bien ses formes, ses fesses; puis un petit chemisier à manches courtes très léger, transparent. Elle fila de chez elle, alluma sa cigarette pour faire passer le stress de retourner chez lui. Elle sortait de neuf mois de relation, elle y était très amoureuse, très heureuse. Elle allait s'envoyer un en l'air avec lui, comme ils le faisaient l'année dernière. 
Elle passa la porte d'entrée, découvrit son nouvel appartement, mieux que celui de 2013. Il lui fit visiter. Ils s'assirent l'un face à l'autre pour fumer une cigarette, détendre l'atmosphère. Il écrasa son mégot pendant qu'elle terminait sa cigarette. Elle aspira une bouffée, et sans prévenir comme à son habitude, il se leva, s'approcha, l'embrassa. Elle écrasa son mégot à son tour. Il la porta, comme au bon vieux temps, jusqu'au lit. Il l'embrassa de longues minutes tout en dégrafant son soutien gorge, déboutonnant son chemisier, et laissa échappé un "tu m'avais manqué, ça m'avait manqué...". 
Ils s'étaient de nouveau envoyé en l'air, comme l'année dernière.
Ils restèrent allongés quelques minutes l'un à côté de l'autre. Ils n'avaient pourtant pas l'habitude d'avoir le moindre témoin d'affection l'un envers l'autre auparavant. Il la fixait, caressa ses cheveux. Elle était allongée sur le dos, le genou relevé. Il se redressa, saisi son genou pour le ramener vers lui, et y déposa un baiser. Elle fut surprise de ces petites marques d'affections pourtant inexistantes auparavant. 

Il fumèrent quelques cigarette en débattant de l'actualité, comme avant.  

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Par http://www.hamac-parachute.fr le Mardi 22 mars 2016 à 7:33
Morceau de piano à terminer pour la BO du court-métrage. On y croit, on y croit.
- MG m'a demandé des nouvelles après presque cinq ans d'absence, il est journaliste à Paris. Je suis contente d'avoir de ses nouvelles.
Par http://www.adeosys-data-backup.fr le Vendredi 25 mars 2016 à 2:58
Il la porta jusque dans ses draps, la déshabillant lentement, la dévorait des yeux.
Par http://www.acs-batiment.fr le Mercredi 6 avril 2016 à 5:09
tu aurais rit, tellement rit.
Par http://www.mamserigne.fr le Vendredi 17 juin 2016 à 3:49
Il la porta jusque dans ses draps, la déshabillant lentement, la dévorait des yeux.
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"Imagine no possession, i wonder if you can"
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Mon arrière-grand mère est morte.
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Et j'me demande où ça va tout ça, quelle direction ça prend.
Par nike air max pas cher le Mardi 20 septembre 2016 à 4:31
un sourire que tu es seule à me provoquer.
Par nike blazer pas cher le Vendredi 23 septembre 2016 à 3:16
Je suis très douée pour faire de jolies phrases.
 

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